A nous qui, quel que soit notre état de fatigue, repoussons le moment de nous coucher.

Nous qui nous répétons chaque jour : « ce soir, je me couche tôt », et qui n’y parvenons pas.

Nous ne sommes pas insomniaques ; nous sommes couches-tard. Et nous sommes nombreux.

Hier, je me suis encore couchée tard. Très tard. Et ce matin, j’ai encore repoussé le réveil de 10 minutes. Ces 10 minutes qui comptent double quand on parle de temps à gagner avant de se lever. Ce lit, qui m’attirait si peu hier soir, si difficile à quitter ce matin. Situation paradoxale, hein ?

Une série qui rend accro, un livre captivant, une soirée avec les amis. Mais parfois rien de tout ça. On trouve tout ce qui est possible et inimaginable pour ne pas aller dormir. Dans cette situation, tout peut devenir sujet à intéressement. Du rangement de l’appart à la vaisselle laissée dans l’évier, en passant par la vidéo Youtube qu’on aurait jamais regardée.

Puis vient le moment, délicat, celui de regarder l’heure. L’heure de prendre conscience du temps qu’il reste à dormir. Aïe !

Hier, je me suis encore couchée tard, sans obligation ni raison valable. Mais ce soir, c’est certain : je me coucherai tôt !