Laissez-moi au calme, laissez-moi chiller,

Je dors beaucoup, et sûrement pas assez

Je suis calé sur mon trône, avec mes formules qui détonnent

On était sang-lié, mais nouvelle fois, nouvelle vie, nouvelle voie,  

J’ai fini par te zapper

Laisse-moi rêver tels Emile et image, eux sont sévèrement goldés,

Je brandis ma flémingite, mon flingue flemme méningite,

Je te sors des mots tacites

Comme Jean d’Ormesson, Jean dort sous son orme, sombre

Sans son, ni Dalila, du sommeil du juste,

Je paresse, je sommeille, je bug et m’hypnotise

En regardant, en sniffant, en kiffant mes dahlias noirs

De mornes phrases, mortes nées,

Pour tenter d’atteindre l’infini et l’au-delà de ma pensée

Le sommeil a ceci d’exquis, qu’il est commode de dormir

Pour sortir de ce monde où l’on a beaucoup d’ennuis

–        Finalement peu d’amis

La paresse est merveilleuse, elle est ma fusée

Ma muse qui me fait m’amuser

Me permet de quitter le monde

En faisant le con, je m’en rends bien compte

C’est le sommeil dans la conscience

J’ai dans les yeux des soleils ottomans

Des foules de sentiments

Et pour le plaisir de plagier

Ferme ta gueule, j’ai pas fini de slamer

Je partirai en laissant l’histoire inachevée

Je finis pas mes phrases,

Je connais pas les points

Je commence après-demain,

Je contrôle pas le destin

Manquerait la moitié des traits si je devais te faire un dessin

Tu joues pas dans ma league, champion

Pas avec moi, car je suis passé pro

De la team « procrastination »

Et à l’image de tout ce que j’ai fait jusqu’à maintenant

Je vais pas finir mon couplet

Maintenant que je t’enflamme,

Gros, finis mon phrasé.

 

Patxi Lécéa